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Intoxication par les mollusques marins

Sujets: Contaminants et dangers, Agents biologiques, Aliments

On parle d’intoxication par les mollusques marins pour décrire les symptômes survenant chez l’humain après l’ingestion de mollusques bivalves marins (p. ex., myes, moules, huîtres, pétoncles, coques) contenant des biotoxines (p. ex., acide domoïque, acide okadaïque, saxitoxine). Les mollusques filtrent l’eau pour se nourrir de plantes marines microscopiques connues sous le nom de phytoplancton. Certaines espèces de phytoplancton produisent naturellement des toxines, qui peuvent causer des maladies lorsqu’elles s’accumulent dans les organismes marins à des concentrations nocives pour l’homme. Souvent, les espèces de phytoplancton forment des amas : on parle de prolifération d’algues toxiques lorsqu’il s’agit d’espèces produisant des toxines.

Les espèces à l’origine de ce genre de phénomène sont différentes dans les milieux marins et dans les cours d’eau douce. Dans les milieux marins, ces proliférations – ainsi que les éclosions de cas d’intoxication en découlant – sont plus fréquentes durant les mois les plus chauds. En raison des changements climatiques, qui entraînent des étés plus longs et plus chauds et qui modifient la température des mers, on s’attend à une hausse de la fréquence, de la durée et de la distribution géographique des proliférations d’algues toxiques (James et al., 2010Wells et al., 2015), et donc à une augmentation du risque de santé publique associé aux intoxications par les mollusques. Si leur taux demeure faible au Canada (ASPC, 2016), il n’en demeure pas moins que ces intoxications peuvent être graves, voire mortelles.

  • Au Canada, trois types d’intoxication par les mollusques ont été répertoriés : l’intoxication amnestique par les mollusques (IAM; causée par l’acide domoïque), l’intoxication diarrhéique par les mollusques (IDM; causée par l’acide okadaïque, les pectenotoxines et les dinophysistoxines) et l’intoxication paralysante par les mollusques (IPM; causée par la saxitoxine) (ACIA, 2012).
  • Les intoxications par les mollusques peuvent survenir dans n’importe quelle province canadienne en raison du transport des produits.
  • Les toxines à l’origine de ces trois types d’intoxication résistent à la cuisson et à la congélation.
  • Même si les éclosions de cas d’intoxication par les mollusques sont plus fréquentes durant les mois les plus chauds, les concentrations de toxines peuvent être assez élevées pour causer des maladies tout au long de l’année (MPO, 2015).
  • Pour réduire le risque d’intoxication au minimum, vérifiez toujours les zones fermées à la cueillette avant de récolter des mollusques (BCCDC, 2016; MPO, 2016) – le premier lien mène à une carte interactive indiquant les zones côtières fermées à la cueillette en C.-B., tandis que le second fournit des renseignements sur les zones fermées en C.-B., au Québec, dans la Région du Golfe, dans les Maritimes et à Terre-Neuve-et-Labrador).
  • Dans le cas des mollusques issus de l’aquaculture ou récoltés en vue du commerce, on vérifie régulièrement la présence de ces toxines (ACIA, 2016).
  • En octobre 2016, un atelier sur les biotoxines marines a été organisé par le BCCDC à Vancouver (BCCDC, 2016). Les participants se sont penchés sur l’utilisation de données environnementales dans une optique de santé publique. Les présentations sont accessibles, et un rapport sur l’atelier sera publié au début du mois de mars 2017.
  • Si vous êtes malade après avoir ingéré des mollusques, communiquez avec un fournisseur de soins de santé et le centre antipoison de votre région.

Ressources du CCNSE

Ressources externes

Articles évalués par des pairs

Cette liste ne se veut pas exhaustive; une ressource peut donc être pertinente sans s’y retrouver.

Dernière mise à jourmar 16, 2017