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Efficacité des agents antimicrobiens de substitution pour la désinfection des surfaces dures

Sujets: Contaminants et dangers, Agents chimiques Emplacement: Général, Canada

Un examen des agents antimicrobiens de substitution met en lumière la nécessité d’établir une méthode normalisée de tests d’efficacité tout en tenant compte des questions de toxicité, de sécurité, de coût, de facilité d’emploi, de disponibilité, de stockage et d’essais propres aux différentes utilisations. Tandis que les agents antimicrobiens de substitution, tels que le vinaigre, le jus de citron et le bicarbonate de soude, semblent présenter des limitations pour les applications industrielles de désinfection ou d’assainissement, certaines technologies émergentes, comme celles de l’eau ozonée et de l’eau électrolysée, ont fait preuve de propriétés antimicrobiennes non négligeables. Des agents tels que l’huile de mélaleuque à feuilles alternes (Melaleuca alternifolia), souvent appelée « huile d’arbre à thé », peuvent avoir une efficacité antimicrobienne remarquable, mais leur toxicité et l’absence d’essais sur les surfaces dures limitent leurs applications dans la désinfection de celles-ci. L’huile de thym présente une faible toxicité et des propriétés microbicides démontrées, mais elle est coûteuse et nécessite un temps de contact élevé, et ces deux facteurs peuvent limiter son utilisation. Bien que dénués d’activité microbicide directe, les tissus en microfibres ont des propriétés uniques qui augmentent considérablement leur capacité à enlever les débris organiques (poussière, bactéries, spores) et ils sont potentiellement plus fficaces et plus économiques que les tissus en coton traditionnels. L’argent s’est avéré posséder des propriétés antimicrobiennes résiduelles. Sa capacité à rendre les surfaces et matériaux résistants à la croissance microbienne pourrait conduire à élargir son usage dans les applications médicales et industrielles. D’autres recherches sont nécessaires pour explorer les utilisations possibles des agents de substitution dans la formulation de nouveaux désinfectants offrant des caractéristiques souhaitables (moins toxiques, plus économiques, plus écologiques).

Date de publicationoct 06, 2014
AuteurFong D, Gaulin C, Lê M-L, Shum M
Maison d'édition CCNSE
Date d'affichageoct 07, 2014
RemarqueLe thymol n'est plus répertorié en tant qu’ « asthmogène » par « l’Association of Occupational and Environmental Clinics (AOEC) »